Afyren a levé 650 000 euros

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Régis Nouaille, président-fondateur d'Afyren.
Régis Nouaille, président-fondateur d’Afyren.

Fondée en 2012 et centrée sur l’ingénierie en microbiologie et des procédés pour la valorisation de biomasse non alimentaire à des fins énergétiques et chimiques, la société française Afyren vient de lever 650000 € auprès d’investisseurs nationaux et internationaux. Parmi eux, Bpifrance apporte 150000 € par l’intermédiaire d’un prêt d’amorçage. Avec cette levée de fonds, Afyren entend poursuivre son développement et faciliter la prospection commerciale de son portefeuille de produits biosourcés. L’entreprise a également indiqué que cette opération financière validait « les résultats obtenus dans la phase de prototype et marque une nouvelle étape avec l’installation d’une bioraffinerie pilote de 1 000 litres. Cette approche permettra principalement la valorisation de coproduits agroindustriels issus des filières végétales (pulpes de betteraves, déchets verts), animales (fumiers, lisiers, déchets d’abattoirs) ou des fractions fermentescibles des ordures ménagères… en des molécules d’intérêt ou de synthons à destination des industries de la chimie verte et des biocarburants », a indiqué Nicolas Sordet, directeur financier d’Afyren.

L’entreprise basée à Clermont-Ferrand (Puy- de-Dôme) vise désormais une deuxième levée de fonds de 2 M€, sans préciser son calendrier. Ce financement servirait à l’élaboration d’un démonstrateur industriel ainsi qu’à la finalisation d’une plateforme industrielle de bioraffinerie.

Un procédé innovant

Afyren a mis au point un procédé associant plusieurs opérations unitaires (fermentation, extraction, synthèse, etc.) en milieu non stérile, biocompatible, sans étape de prétraitement chimique ou enzymatique de la biomasse. « Nous utilisons des mélanges de microorganismes issus d’écosystèmes anoxiques naturels pour traiter différents types de biomasse : coproduits lignocellulosiques, fraction fermentescible des ordures ménagères, lisiers, fumiers, sous-produits issus d’abattoirs… » selon Régis Nouaille son président-fondateur. Ainsi, la technologie d’Afyren permet la production non seulement de biocarburants (hydrogène, méthane, alcanes…) mais également de produits chimiques : acides carboxyliques de C1 à C8, oléfines (éthylène, butène), et autres produits pouvant se substituer aux produits pétrosourcés. En outre, la solution proposée par Afyren présente l’avantage d’être conçue pour produire un minimum de déchets ultimes dans une approche d’écologie industrielle, contrairement aux vinasses, résidus de distillation, issues de la production de bioéthanol. « L’objectif est de concevoir une bioraffinerie qui tend vers le zéro déchet », affirme le président.

Avec Camille Boulate

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