Acide biosuccinique : BioAmber sécurise ses débouchés grâce à Vinmar

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L’Américain BioAmber et son compatriote Vinmar viennent de signer un contrat de type « Take or Pay » qui assure à BioAmber la vente de 210 000 tonnes par an d’acide succinique biosourcé durant 15 ans, une fois que ses trois unités de production seront opérationnelles. Vinmar s’est d’abord engagé à acheter 10 000 t/an d’acide succinique provenant de l’usine de Sarnia, au Canada, encore en construction qui sera exploitée par BioAmber Sarnia (j-v BioAmber/Mitsui). L’usine, dont le démarrage est prévu en 2015, produira initialement 30 000 t/an d’acide succinique. En prenant en compte l’accord « Take or Pay » signé en mai entre BioAmber et PTT-MCC Biochem, portant sur 11 200 t/an, le groupe américain a déjà sécurisé la vente de 50 % des productions sur les trois premières années et de 33 % des volumes pour les 12 prochaines années.

Un partenariat étendu

A Sarnia, BioAmber est hébergé sur un site pétrochimique.
A Sarnia, BioAmber est hébergé sur un site pétrochimique.

Par ailleurs, BioAmber et Vinmar ont aussi étendu leur projet en Amérique du Nord. Les groupes prévoyaient de construire une usine de butanediol (BDO) de 100 000 t/an, pour la fin 2017. Mais en plus du BDO, ils veulent désormais ajouter 70 000 t/an d’acide succinique sur ce même site. Vinmar participera à hauteur de 10 % dans l’extension de cette usine. En échange, BioAmber s’est engagé à lui vendre au minimum 50 000 t/an d’acide succinique biosourcé.

Une troisième usine en 2020

Enfin, Vinmar participera à hauteur de 10 % dans une troisième usine de production, dont la localisation reste à définir. Cette opération lui permettra de sécuriser 150 000 t/an d’acide succinique supplémentaires sur une capacité totale de 200 000 t/an pour cette troisième usine prévue fin 2020. « La sécurisation de ventes pour nos trois unités va nous aider à obtenir des financements pour nos projets et à accélérer le déploiement de notre plateforme. Notre partenariat avec Vinmar nous donne les moyens d’étendre notre capacité de production, de faire des économies et de garantir la vente d’une portion significative de notre production », a expliqué Jean-François Huc, p-dg de BioAmber.

 

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