Acide acrylique biosourcé : BASF, Cargill et Novozymes avancent

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Les trois groupes ont franchi une étape importante dans leur collaboration qui vise à produire de l’acide acrylique biosourcé. Ils ont réussi à produire à l’échelle pilote du 3-hydroxypropionique (3-HP) issu de matières premières renouvelables, qui est un précurseur chimique possible de l’acide acrylique. Les partenaires ont aussi identifié plusieurs technologies permettant de convertir à l’échelle du laboratoire le 3-HP en acide acrylique. « Nous avons encore beaucoup de travail avant que le procédé soit commercialement prêt, mais il s’agit d’une étape significative et nous sommes confiants dans notre capacité à franchir la prochaine étape de développement du procédé dans son ensemble », a expliqué Teressa Szelest, vice-président senior de l’activité Hygiène de BASF. Actuellement, l’acide acrylique est produit par oxydation du propylène qui est une matière première fossile. D’autres équipes travaillent sur le développement d’acide acrylique biosourcé dont le groupe français Arkema qui pâtit des coûts élevés du glycérol, sa matière première.

Un partenariat initié en 2008

Ce projet est issu d’une alliance initiée en 2008 entre l’Américain Cargill et le Danois Novozymes. Les deux groupes ont d’abord planché sur le développement de microorganismes capables de convertir des matières premières renouvelables en acide 3-hydroxypropionique. Puis, l’an dernier, BASF les a rejoint pour mettre notamment au point un procédé de conversion du 3-HP en acide acrylique. Dans un premier temps, le groupe allemand prévoit d’utiliser l’acide acrylique biosourcé pour produire des polymères superabsorbants, principalement utilisés dans les couches pour nourrissons et d’autres produits hygiéniques.

 

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