Chimie du végétal : les 32 métiers stratégiques selon l’Apec

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L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) a réalisé une étude « Chimie du végétal et biotechnologies industrielles : quels métiers stratégiques ? ». Réalisée pour le pôle de compétitivité Industries & agro-ressources (IAR) et l’Union des industries chimiques (UIC) Picardie Champagne-Ardenne, cette étude visait à « comprendre et préciser les évolutions attendues de la chimie du végétal et des biotechnologies industrielles à 3-5 ans et les nécessaires répercussions sur les emplois et les compétences ». L’Apec a ainsi identifié « 32 métiers stratégiques pour répondre aux enjeux de la filière à l’horizon 3/5 ans ». Ces enjeux se déclinent autour de trois axes selon l’Apec : un impératif de développement et de production durable, le développement d’une dynamique de recherche et d’innovation et enfin l’augmentation de la production de la biomasse.

Ces 32 métiers répondent ainsi à des besoins d’ « innover », avec notamment les ingénieurs R&D en biotechnologies et les dirigeants de start-up, de « protéger » avec les ingénieurs méthanisation et les responsables réglementation produits, d’ « écouter le marché » avec par exemple les business developer et de « produire et optimiser », via notamment les responsables industrialisation, les ingénieurs bioprocédés et les opérateurs de fabrication. Pour répondre à ces besoins, le constat de l’Apec n’est néanmoins pas alarmiste. Si l’organisme souligne les besoins en compétences hautement qualifiées, il indique que « la filière est innovante mais ne repose pas sur des compétences entièrement nouvelles ». Il s’agit « peu de nouvelles compétences mais d’adaptations ». La transversalité des compétences et la nécessité d’un décloisonnement disciplinaire sont également pointées par l’Apec. « Les liens étroits à construire entre chimie et biologie, tant dans le processus d’innovation que dans les processus de production, apparaissent comme l’un des éléments les plus incontournables pour la réussite de la filière », selon l’association. L’Apec note également que « toutes les compétences qui permettent de comprendre les impacts multiples et multifactoriels de la production, de contrôler et de mettre en avant les performances environnementales de cette filière sont particulièrement attendues ». De même, l’association relève les attentes en termes de management de l’innovation et de marketing. Enfin, dernier constat de l’Apec pour le développement de la filière en termes de compétence : « Même si les difficultés de recrutement semblent limitées, le renforcement de l’image de la filière apparaît important, pour susciter l’intérêt des élèves, étudiants et éveiller de futures vocations, faciliter l’acceptation sociétale des innovations (conception de nouveaux produits, mise en œuvre de nouveaux procédés), ou encore attirer les talents. Ce sont autant d’éléments qui peuvent être dynamisés via un renforcement des compétences en communication, pédagogie ou lobbying ».

 

 

 

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